A. Introduction et Fondements
Initialement appelé I Chin Ching (Yijinjing) des Douze Postures (Douze Formes), il est traditionnellement attribué à Damo (Bodhidharma), ce qui le place comme l'un des fondements des arts martiaux chinois. Le I Chin Ching (Classique de la Transformation des Tendons) est considéré comme la base de ces arts. Bien que la terminologie originale de la littérature ancienne soit parfois obscure, j'ai choisi de ne pas la réviser au risque de perdre l'authenticité de la tradition issue du Mont Lu (berceau du bouddhisme de la Terre Pure).
B. L'Essence de la Pratique
Cet art, issu du bouddhisme, met l'accent sur la concentration méditative et l'union de l'esprit (Yi) et de l'énergie (Chi).
Pour la pratiquer, il faut d'abord :
- Fermer les yeux et faire le vide dans son esprit.
- Maîtriser ses pensées et dissiper la confusion.
- Apaiser ses émotions et réguler sa respiration.
- Concentrer son esprit (Shen) et son énergie (Chi).
Ensuite, lors de l'exécution des postures, l'intention (Yi) doit être présente ; il ne faut pas se limiter à la simple réalisation des formes physiques. Si l'esprit est vagabond, l'énergie dispersée ou l'intention perturbée, les efforts seront vains et n'apporteront aucun résultat significatif.
C. Le Programme de Progression
Au début de la pratique, il est essentiel de travailler mentalement et physiquement chaque posture.
- Commencez par compter silencieusement jusqu'à trente répétitions pour chaque posture.
- Augmentez progressivement le nombre de répétitions jusqu'à cent, en pratiquant trois fois par jour.
- Après cent vingt jours, vous aurez accompli un progrès notable. Ayant acquis énergie et force, vous pourrez alors réduire la pratique à deux fois par jour.
- Lorsque votre énergie et votre force seront concentrées et stables, vous pourrez ensuite réduire la pratique à une fois par jour.
- Lorsque les pensées cesseront de surgir, vous aurez atteint la maîtrise (Gongfu).
2. Traduction des Noms des Postures

| Nom Chinois (Pinyin) | Traduction | Note |
| Wéi Tuó xiàn chǔ shì | Posture 1 : WEI TUO PRÉSENTE UN SCEPTRE | Weituo est un gardien bouddhiste. |
| Zhāi xīng huàn dǒu shì) | Posture 2 : CUEILLEZ LES ÉTOILES POUR FAIRE TOURNER LA GRANDE OURS | Dǒu fait référence à la Grande Ourse .Le Dǒu (la Grande Ourse) est la constellation qui indique le temps et les saisons dans l'astronomie chinoise. Le mouvement de cette posture symbolise l'idée d'atteindre le ciel et d'avoir un effet sur le cosmos, ce qui souligne la puissance interne (Qi) que l'on développe |
| Chū zhǎo liàng chì shì | Posture 3 : GRIFFES TENDUES ET AILES DÉVOILÉES | Évoque l'extension et l'ouverture du corps.(Signifie rendre visible, révéler.) |
| Dào zhuài jiǔ niú wěi shì | Posture 4 : SE RETOURNER EN ARRIÈRE POUR TIRER NEUF BŒUFS PAR LA QUEUE | Grande force |
| Jiǔ guǐ bá mǎ dāo shì | Posture 5 : NEUF DÉMONS BRANDISSENT LEURS SABRES GÉANTS | vient du fait que ce type de sabre, étant long et lourd, pouvait théoriquement être utilisé pour frapper les pattes ou le cou d'un cheval ennemi lors d'une bataille. C'est une image très violente qui souligne la taille et la puissance du sabre. |
| Sān pán luò dì shì | Posture 6 : TROIS BASSIN ABAISSÉS AU SOL | Décrit l'action de s'accroupir ou de s'abaisser trois fois (parfois interprété comme trois niveaux/positions). |
| Qīng lóng tàn zhǎo shì | Posture 7 : LE DRAGON BLEU DÉPLAÇANT UNE GRIFFE | Le Dragon Azur (Bleu/Vert) est un symbole de l'Est. |
| Wò hǔ pū shí shì | Posture 8 : LE TIGRE ACCROUPI BONDIT SUR SA PROIE | Le Tigre Couché est prêt à bondir. |
| Dǎ gōng shì | Posture 9 : FLEXION PROFONDE EN AVANT | signifie s'incliner profondément. |
| Diào wěi shì | Posture 10 : REMUER LA QUEUE | Dans le contexte du Chi Kong, ce mouvement n'est pas simplement l'agitation d'une queue animale, mais une action qui implique tout le corps et qui est fondamentale pour la circulation de l'énergie :
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3. Éléments à Comprendre (Conseils de Pratique)
Le rythme de progression est extrêmement long et très exigeant, probablement issu d'une tradition monastique stricte.
A. Séquence et Répétitions
- Enchaînement : Il est logique de commencer par des postures individuelles pour maîtriser les mouvements avant de les enchaîner en série.
- Durée de la Pratique (Répétitions) : Le calendrier de progression par niveau scolaire (cinquième, quatrième, etc.) est une méthode de transmission traditionnelle, mais peu pertinente pour un pratiquant adulte moderne. Le concept important est : progression lente et régulière, en évitant la précipitation.
- Suggestion : Pour une meilleure clarté pour un public moderne, remplacez les niveaux scolaires par une estimation d'années d'expérience.
| Expérience | Fréquence de Répétitions (par posture) |
| 0 - 6 mois | 4 répétitions. |
| 6 - 12 mois | 4 à 6 répétitions. |
| Après 1 an | 6 à 8 répétitions. |
| Après 2 ans | 8 à 10 répétitions. |
| Après 3 ans | 10 à 12 répétitions. |
| Après 4 ans | 12 à 16 répétitions (pour les jeunes). |
| Après 5 ans | 16 à 20 répétitions (pour les personnes âgées). |
Le I Chi Ching est souvent enseigné avec différents nombres de postures : 8, 10, 12, ou même 18. Le texte classique attribué à Bodhidharma (Damo) est parfois plus court, et les versions modernes ont évolué.
Les deux postures manquantes sont la répétition d'une action pour compléter la séquence énergétique :
- Posture d'Ouverture : Wēi Tuó Xiàn Chǔ Shì (Wei Tuo présente le Pilon), qui compte parfois double (ou est répétée).
- Posture de Clôture : Une posture de Respiration et Rassemblement du Chi souvent appelée Shōu shì (Posture de Fermeture) ou une forme simplifiée de la première posture.
Les grandes histoires ont une personnalité. Envisagez de raconter une belle histoire qui donne de la personnalité. Écrire une histoire avec de la personnalité pour des clients potentiels aidera à établir un lien relationnel. Cela se traduit par de petites spécificités comme le choix des mots ou des phrases. Écrivez de votre point de vue, pas de l'expérience de quelqu'un d'autre.
Les grandes histoires sont pour tout le monde, même lorsqu'elles ne sont écrites que pour une seule personne. Si vous essayez d'écrire en pensant à un public large et général, votre histoire sonnera fausse et manquera d'émotion. Personne ne sera intéressé. Ecrire pour une personne en particulier signifie que si c'est authentique pour l'un, c'est authentique pour le reste.
Par Fabien écrit d'après les écrits de 1917 de Wang Huaiqi traduit en anglais par l'excellent Paul Brennan